Rébellion en tête

Lorsque je suis arrivée chez Lui, je savais que mon état d’esprit n’était pas idéal. Je savais qu’Il voulait me faire goûter au fouet et j’étais anxieuse. Il a choisi d’abréger le protocole, ce qui n’a pas aidé à me faire entrer dans mon rôle de soumise. Rapidement, Il m’a mis bandeau et bâillon. Je n’avais jamais été bâillonnée et je n’aimais guère la sensation des attaches de métal qui sciait le coin de mes lèvres. Je gérais mieux le fait que cette boule me faisait me baver dessus. Me forçant à me pencher sur un sofa, Il s’est mis à m’attacher les bras en croix sur une grosse tige de bambou. Je ne me sentais tellement pas soumise, que j’ai failli arrêter la séance. Je me suis retenue, me disant que ce sentiment passerait.

En fait, le sentiment ne m’a pas quittée. Je ne me sentais pas excitée. Ses attouchements, Ses coups, même les pinces sur mes seins, tout m’agaçait plutôt que de me stimuler et j’avais envie de me débattre, de tout arracher. J’ai préféré les coups à tout le reste, car ils semblaient avoir un effet apaisant sur mon esprit rebelle. De plus, l’expérience me permettait de constater que la douleur attendue était moindre que ce que j’avais imaginé. Bien sûr, Il ne me frappait pas trop fort, me sachant craintive et incertaine de mon masochisme.

La séance n’a pas duré très longtemps. Il s’est rendu compte que la dynamique n’était pas ce qu’elle aurait dû être et a préféré arrêter. Nous avons discuté par la suite, Il m’a expliquée que je venais de connaître ma première séance “beige”, une séance où les choses ne décollent pas, où la soumise ne trouve pas son “subspace”. Il a ajouté qu’Il sait bien comment corriger le tir, mais que le fait que je soies sa copine Lui met beaucoup de pression à ne pas aller trop loin trop vite, que cela change la donne pour Lui, habitué à des relations D/s sans sentiments. Il a dit que nous finirions par trouver notre voie, notre façon de faire.

~ par devenirlola le mai 5, 2008.

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